Une nouvelle directrice, de nouvelles priorités
Nommée en 2023, la nouvelle directrice de l’AFA a conduit une vaste réorganisation avant de présenter, dans ce rapport 2024, un bilan des actions menées et les grandes priorités pour les prochaines années. L’objectif affiché : rendre l’AFA plus lisible, plus ciblée et plus efficace dans ses contrôles et son accompagnement des acteurs publics comme privés.
Approche sectorielle : focus sur l’activité portuaire
Première priorité : renforcer l’analyse des risques de corruption et de criminalité organisée grâce à une approche sectorielle plus fine. En 2024, l’AFA a ainsi mené un focus spécifique sur l’activité portuaire, via des contrôles conjoints impliquant acteurs publics et entreprises concernées. Cette démarche illustre la volonté de concentrer les efforts là où les vulnérabilités sont les plus critiques.
Mieux exploiter les signalements
Deuxième axe stratégique : conforter le rôle de l’AFA en tant qu’autorité externe de réception et de traitement des signalements. Le rapport confirme que la dénonciation demeure le premier critère de déclenchement des contrôles planifiés, soulignant l’importance d’un canal de signalement efficace et crédible pour renforcer la détection des risques.
Accompagner les entreprises et diffuser la culture anticorruption
Troisième priorité : enrichir les ressources mises à disposition des entreprises grâce à des outils pédagogiques et des guides pratiques. En 2024, l’AFA a notamment publié un guide dédié aux opérations de mécénat et de parrainage, un sujet sensible qui appelle une vigilance accrue en matière de prévention des risques de corruption.
Des enseignements sur la maturité des dispositifs
Le rapport d’activité revient également sur les enseignements tirés des contrôles réalisés et de l’enquête biannuelle menée auprès des acteurs économiques. Sans surprise, les dispositifs de cartographie des risques, d’évaluation des tiers et de contrôles comptables apparaissent toujours comme les plus complexes à mettre en œuvre et restent des points de fragilité pour nombre d’organisations.
Notre recommandation
L’AFA est bel et bien de retour, en ordre de marche, et son rapport annonce une probable accélération du rythme des contrôles à court terme. Plus que jamais, il est essentiel de renforcer et de tester la robustesse de votre programme anticorruption. Arengi vous accompagne dans cette démarche grâce à un diagnostic complet fondé sur l’analyse de 200 points clés couvrant l’ensemble des dispositifs attendus.
Pour toute question ou pour en savoir plus sur nos diagnostics anticorruption, n’hésitez pas à nous contacter.

Lionel d’Harcourt
Associé